Projet de Plateforme électorale du PGE (version du 16-09-08)
Ensemble pour changer en Europe ! L'Europe du 21e siècle a besoin de paix, de démocratie et de solidarité
Plateforme du Parti de la gauche européenne pour les élections au Parlement européen de 2009
I. Les élections au Parlement européen de juin 2009 seront la prochaine occasion de commencer à construire de nouvelles fondations à l'Union européenne.
Le non irlandais au traité de Lisbonne, les non français et néerlandais au TCE ont montré qu'un nombre croissant de personnes en Europe sont en désaccord avec la politique antidémocratique et antisociale de l'Union européenne. Ils estiment que celle-ci est une construction lointaine et incompréhensible qui ne les concerne pas, qui ignore leurs espoirs et leur situation concrète.
Or, l'Union européenne intervient dans la vie des habitants de l'Europe. Quinze ans après le traité de Maastricht, les orientations néolibérales ont été appliquées. Les conditions de vie et de travail de la majorité de la population d'Europe se sont rapidement détériorées : allongement du temps de travail et de la vie au travail, salaires insuffisants, accroissement du chômage de longue durée et du chômage des jeunes. Petits boulots, emplois temporaires et stages non payés sont des réalités scandaleuses. De façon générale, les services publics sont utilisés pour faire des profits. À quoi s'ajoutent les pressions psychologiques et physiques, le mal-être, la peur, la disparition des solidarités et la violence contre les faibles. On le constate de façon dramatique avec la situation des migrants dans l'Union européenne et dans ses pays membres ainsi qu'avec la politique d'immigration de l'Union. Par ailleurs, les profits ont augmenté de manière gigantesque : les dirigeants des entreprises reçoivent des rémunérations astronomiques, même lorsque leurs agissements ont des conséquences négatives. Les riches deviennent plus riches et les pauvres deviennent plus pauvres.
Il en résulte que beaucoup de gens sont déçus, frustrés ou se détournent de la politique européenne, se sentant impuissants face à cette évolution. Mais beaucoup d'autres luttent pour leurs emplois et pour bénéficier d'une sécurité sociale, pour les services publics et le droit de participer au processus de la prise des décisions politiques. Ils luttent pour leurs droits sociaux et individuels, pour que les droits de l'homme soient respectés à l'égard de tous ceux qui vivent dans l'Union européenne : l'immigration et le droit d'asile sont devenus un problème urgent de la bataille politique. Ils s'efforcent d'obtenir l'égalité entre les sexes et la démocratie, la justice et le droit pour tous de vivre dans la dignité, en solidarité avec les autres.
Les événements récents en Europe tels que le conflit du Caucase,Nous, partis de la Gauche européenne, exige les développements au Kosovo et les traités bilatéraux avec les États-Unis concernant l'installation de bases militaires en Europe de l'Est font mesurer combien il est important que l'Union européenne respecte le droit international et trouve des solutions politiques à toute crise. La militarisation de la politique étrangère de l'Union, liée à l'OTAN, doit être remplacée par un concept alternatif de sécurité, fondé sur la paix, le dialogue et la coopération internationale.
Plus que jamais, l'Union européenne est à la croisée des chemins :
-- ou bien elle continue de mener sa politique actuelle qui approfondit sa crise financière, alimentaire et énergétique, de sécurité,
-- ou bien elle se tourne vers une option de développement durable et de justice sociale, de paix et de coopération mutuelle, d'égalité entre les femmes et les hommes : de participation démocratique et de solidarité où le nationalisme, le racisme et le fondamentalisme politique sont interdits, où l'antifascisme démocratique est la pratique de tous.
Les citoyens de l'Union européenne doivent décider comment aller de l'avant. Ni l'abstention ni la résignation ne peuvent être la bonne réponse. Les pays agissant seuls et individuellement ne peuvent pas répondre aux défis du temps présent. Nous disons que des alternatives existent. Les politiques doivent changer, tant au niveau national qu'européen. Les citoyens de l'Union doivent débattre et décider d'une alternative au traité de Lisbonne.
Nous, partis de la Gauche européenne, exigeons que cette Europe soit une Europe pacifique et citoyenne dont les économies soient socialement et écologiquement durables, une Europe féministe qui se développe sur la base de la démocratie et de la solidarité. Cela exige des idées, des initiatives et un travail acharné des acteurs politiques et des forces démocratiques, des syndicats et des mouvements sociaux, des représentants des sociétés civiles. Des alternatives sont possibles, par la lutte en commun, tant dans la rue que dans les assemblées élues
Ensemble, avec les représentants des autres partis socialistes, communistes, gauche-verts nordiques, nous avons coopéré avec succès au sein du groupe GUE/NGL du Parlement européen. Le caractère pluraliste de ce groupe a enrichi la créativité de l'opposition de gauche entre 2004 et 2008. Nous voulons développer encore davantage cette expérience dans le Parlement européen qui sera élu. C'est pourquoi, et dans le but d'obtenir un changement et de reconquérir l'espace politique en Europe, nous sommes candidats face aux partis nationaux conservateurs, libéraux, sociaux-démocrates, verts de nos pays et aux partis européens correspondant qui s'accrochent à cette logique de la politique européenne actuelle.
II. Nos orientations générales pour changer l'Union européenne
Une économie sociale et écologique en Europe.
La Gauche européenne défend une politique fondée sur le développement économique et social, la protection de l'environnement et qui a pour but la cohésion économique et sociale. Au contraire de la stratégie de Lisbonne, nous voulons une stratégie basée sur les valeurs de solidarité et de coopération, le plein-emploi et des relations rationnelles avec la nature. Cela n'est possible qu'en changeant les règles actuelles du système économique et financier international.
La Banque centrale européenne doit être soumise au contrôle démocratique, sa mission doit être redéfinie. À cette fin, le pacte de stabilité doit être transformé en un pacte de solidarité, à partir de critères d'emploi, sociaux et écologiques. Nous appelons à un renforcement de la coordination entre les systèmes nationaux de contrôle financier et à la mise en place d'une agence d'évaluation publique au cours des cinq prochaines années. Nous exigeons une politique de crédit et des taux d'intérêts qui permettent de promouvoir l'emploi et le développement durable, ainsi que de financer des missions publiques.
Des normes européennes de développement durable qui empêchent l'apparition de la pauvreté doivent remplacer la politique actuelle de dumping social et environnemental. Étant donné que les règlements de la Cour européenne de justice constituent des attaques contre les conventions collectives et les législations du travail, nous soulignons la nécessité de renforcer les conventions collectives et de remettre en vigueur les droits du travail. Nous rejetons la directive de l'Union européenne sur la durée du travail qui permet une flexibilité totale et favorise l'individualisation du travail. Pour nous, il est essentiel que les durées de travail légales ne dépassent pas 40 heures. Les législations nationales plus favorables doivent être préservées. Nous exigeons un salaire minimum européen égal à au moins 60% du salaire moyen national et qui ne mette pas en danger les conventions collectives.
Un revenu minimum pour les personnes sans emploi, ainsi qu'une retraite minimum liée au salaire minimum, indexés automatiquement sur les prix, sont nécessaires pour garantir une vie dans la dignité. Les âges différents de départ à la retraite doivent être garantis en tenant compte des législations existant dans les pays membres de l'Union européenne.
Nous refusons le concept de « flexicurité » inscrit dans la stratégie de Lisbonne. Nos priorités sont des mesures contre la pauvreté, la marginalisation sociale et la précarité, pour le travail à plein temps dans des emplois réguliers, pour l'augmentation des salaires, des retraites et des allocations sociales. Les impôts doivent être prélevés tant sur les revenus que sur le capital, permettant une redistribution du haut vers le bas.
L'instruction, la garde et l'éducation des enfants et des adolescents, les soins nécessités par la maladie et la vieillesse, la santé publique, l'adduction de l'eau et du tout-à-l'égout, la fourniture d'énergie, les transports publics, les services postaux, le sport et la culture, ne sont pas des biens commerciaux, mais des services publics relevant de la responsabilité publique. Pour cette raison, ils ne doivent pas être soumis à la concurrence qui recherche les coûts les plus bas et les profits les plus élevés. Nous ne voulons plus de privatisations de services et de biens publics, mais une « remunicipalisation » ou une appropriation publique. Nous sommes pour l'existence d'entreprises publiques fortes et pour l'augmentation des investissements dans l'éducation, la petite enfance, la santé, les transports publics, le sport et la culture.
Pour nous, les questions sociales et climatiques sont liées. Nous sommes en faveur d'un développement immédiat et consistant d'un nouveau traité international conforme au 4e rapport de la Commission intergouvernementale sur le changement climatique et s'insérant dans le plan d'action de l'Union européenne de 2007-2009. Nous demandons la mise en application pleine et entière des obligations promises et signées par l'Union européenne dans tous les domaines des politiques énergétiques et climatiques. Les compromis suivants sont un minimum pour ce qui concerne la mise en application de tous les engagements déjà signés sur la protection du climat.
-- Réduire les émissions de 25% d'ici à 2020 et de 50% d'ici à 2050. -- Réduire la consommation totale d'énergie primaire de 20% d'ici à 2020 et augmenter l'efficacité énergétique, y compris en limitant la consommation par tête d'habitant, -- Augmenter de 20% l'utilisation d'énergies renouvelables d'ici à 2020.
Nous sommes contre le système des quotas d'émissions, qui ne permettent pas de réduire notre consommation au niveau requis. Une politique climatique et énergétique européenne durable doit améliorer les moyens naturels d'existence et ne doit pas être appliquée aux dépens des pays non-européens. Il est nécessaire de pratiquer des transferts de technologies vers les pays en développement, de trouver des technologies non-polluantes et des politiques tenant compte des changements climatiques.
La protection de la nature et le développement de ressources renouvelables, la transformation de nos paysages, ainsi qu'un approvisionnement alimentaire sécurisé sont des défis existentiels. Nous exigeons qu'au sein de l'Union européenne on se mette d'accord sur les normes environnementales les plus élevées, contribuant à sauver la biodiversité pour les générations futures (des mesures rapides pour la réduction des déchets et la protection de l'eau, des opérations de reboisement et d'opposition à la désertification, etc. doivent être incluses dans les stratégies et les politiques, en particulier dans les domaines de l'agriculture, de l'énergie et de la protection du climat).
Nous luttons pour une révision fondamentale de la Politique agricole commune de l'Union européenne. L'agriculture est devenue, dans le monde entier, un terrain de man½uvre pour les forces néolibérales et les mesures de libéralisation.
Nous sommes opposés à toute réforme de la Politique agricole commune de l'Union européenne qui mettrait en question les politiques agricoles publiques. Nous exigeons que l'agriculture ne devienne pas un objet soumis aux négociations de l'OMC.
Nous soutenons l'exigence de la souveraineté alimentaire, c'est-à-dire le droit des peuples de décider eux-mêmes de leur politique agricole, dans le plein respect de l'environnement. Cela signifie donner la priorité à la production agricole locale, à la qualité des aliments, sans contraindre les producteurs à porter leurs produits sur le marché mondial. L'accès à la terre, aux semences, à l'eau et au crédit doit être régulé dans le cadre d'une réforme agraire réelle en Europe et sur les autres continents.
Une Europe de paix et de coopération
Aucune guerre ne doit plus jamais prendre naissance sur le sol européen. Nous considérons que la guerre et la militarisation ne sont pas des instruments politiques et nous voulons une stratégie qui garantisse la sécurité pour tous.
Le désarmement et la reconversion des industries militaires sont des tâches essentielles. Nous menons campagne contre la clause de réarmement du traité de Lisbonne, non seulement à cause des armes de mort et de destruction de la nature, mais aussi parce qu'elle détourne des fonds hors du développement économique, social et écologique. L'Agence européenne de défense doit être remplacée par une Agence de désarmement chargée de faire cesser la course aux armements, la prolifération et la possession d'armes de destruction massive, la militarisation de l'espace et des océans, à partir d'accords de désarmement.
Les conflits qui émergent en Europe (notamment après le refus par les gouvernements de repenser la coopération de tous les États européens sur une base juste et égalitaire depuis 1990) soulignent la nécessité de créer un nouveau système de sécurité collective en Europe. À partir d'une crise régionale devenue une situation de guerre ouverte, le conflit du Caucase d'août 2008 est devenu une crise internationale qui a impliqué les Etats-Unis et qui a appelé la population européenne et l'Union européenne à jouer leur rôle pour négocier une solution politique. Le danger que de tels conflits s'étendent à d'autres régions d'Europe demeure une question cruciale. Parallèlement, le déploiement des forces de l'OTAN en Afghanistan et les demandes croissantes des États-Unis d'augmentation de la participation européenne montrent la faillite de la stratégie d'intervention militaire suivie par l'administration Bush. Cela démontre la contradiction croissante entre d'une part les intérêts européens de sécurité et d'autre part la stratégie d'intervention militaire et l'expansion de l'OTAN.
La Gauche européenne réaffirme son opposition à tous les blocs militaires et son engagement pour la dissolution de l'OTAN, pour un système indépendant de sécurité européenne. Plus que jamais, la sécurité en Europe doit être fondée sur les principes de défense, de désarmement et d'incapacité structurelle d'agression, sur la solution des conflits par des moyens politiques et civils au sein du système de l'OSCE, conformes au droit international et aux principes d'un système réformé et démocratisé des Nations unies. Un tel système européen, collectif et coopératif, doit garantir la sécurité ainsi que l'accès inconditionnel à la fourniture d'énergie, le respect de l'environnement, le respect des droits humains, etc.
Le retrait des troupes de l'OTAN et de la coalition occidentale dirigée par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan est une condition nécessaire à la dissolution de l'OTAN par un processus politique. La communauté internationale et les Etats-Unis doivent aider le peuple afghan à trouver une solution politique par des moyens non militaires, sur la base du respect de la loi internationale et des droits de l'homme. Nous exigeons également la fermeture de toutes les bases de l'OTAN et des Etats-Unis en Europe. L'OTAN doit réduire son potentiel militaire et se concentrer sur sa mission d'origine. Nous nous opposons aux Installations de défense par satellite des Etats-Unis ou d'un quelconque pays européen) déployées en Europe ou hors d'Europe et nous soutenons totalement les citoyens tchèques, polonais, bulgares et roumains qui luttent contre elles. Nous refusons toute utilisation militaire du système européen Galileo.
Les politiques commerciales et de développement de l'Union européenne doivent être conformes aux objectifs de développement du Millenium et réalignées sur le principe d'égalité entre tous les pays. Les accords bilatéraux de partenariat européens ne sont pas la bonne voie. Nous voulons l'interdiction de la transformation des denrées alimentaires en carburant. Nous demandons l'annulation de la dette pour les pays les plus pauvres du monde et la révision des programmes d'ajustement structurel de la Banque mondiale et du FMI.
Nous voulons un développement plus important de la coopération méditerranéenne. Elle est la clé pour établir la paix et la sécurité au Moyen-Orient. Transformer le processus de Barcelone en une Union méditerranéenne plus étroite et plus institutionnalisée exige la participation active de toutes les forces politiques et sociétés civiles des pays concernés. Le processus démocratique et transparent pour renouer une relation entre tous les pays de la région et l'Union européenne est le seul moyen pour éviter de transformer ce projet politique ambitieux en une structure inégalitaire.
L'évolution significative de la question de Chypre et le changement d'ambiance après l'élection de Dimitris Christofias à la présidence de la République ouvrent de nouvelles perspectives prometteuses aux efforts de réunification de l'île. La tenue de négociations officielles entre les dirigeants des deux communautés, sous les auspices de l'ONU, devrait conduire à une solution fédérale bizonale et bicommunautaire impliquant l'égalité politique, en conformité avec les résolutions de l'ONU en la matière et sur la base des accords de haut niveau, du droit européen et du droit international.
La Gauche européenne se prononce en faveur de l'élargissement ultérieur de l'Union européenne et pour une structure stable à l'échelle du continent afin de surmonter les divisions politiques et économiques encore existantes en Europe. Les pays demandeurs doivent se conformer aux critères de Copenhague. L'Union européenne, quant à elle, doit être politiquement et économiquement en état de prendre les mesures d'élargissement. La Gauche européenne demande la mise en application concrète de la nouvelle politique de voisinage de l'Union sur la base de l'égalité, notamment en ce qui concerne les pays membres de la CEI et les États de la partie occidentale des Balkans.
Une Europe démocratique et égalitaire
Tous les êtres humains qui vivent dans des États membres de l'Union européenne ont le droit de participer à sa construction et à son développement futur, qu'ils y soient nés ou non. L'Union européenne doit s'ouvrir à la participation démocratique de tous les gens qui y vivent, sinon elle n'aura pas d'avenir.
Nous nous déclarons pour le renforcement des droits et libertés individuels, ainsi que des droits sociaux et politiques fondamentaux de toutes les personnes qui vivent dans l'Union européenne. La Charte des droits fondamentaux doit devenir légalement contraignante et doit être développée dans un sens plus progressiste. L'Union européenne doit adhérer à la Charte européenne des droits de l'homme (CEDR). Le PGE défend l'égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie. L'Union européenne doit protéger et promouvoir les droits de toutes les personnes discriminées du fait de l'origine ethnique, de l'orientation sexuelle, du sexe, de la religion, de l'idéologie, du handicap ou de l'âge. Nous exigeons le respect des droits de toutes les minorités et des actions efficaces contre le racisme, la xénophobie, l'ultranationalisme, le chauvinisme, le fascisme, l'anticommunisme, l'homophobie et toute autre forme de discrimination.
L'Europe que nous voulons exige la démocratisation de l'économie. Les droits d'association, de codécision et de grève doivent s'appliquer à travers les frontières. Nous refusons que les normes sociales et syndicales soient subordonnées aux principes de liberté pour le seul marché édictés par la Cour de justice européenne. En revanche, les droits et les possibilités des travailleurs de participer aux décisions de l'entreprise, par exemple à la réglementation des investissements et de la production, doivent être élargis et définis par la loi.
Le PGE se déclare en faveur d'une politique culturelle de l'Union européenne basée sur le dialogue interculturel et l'éducation. Il combat la libéralisation illimitée des services culturels. Nous voulons que le dialogue entre les cultures devienne le principe d'une politique pacifiste, du niveau local au niveau européen. Nous soutenons la Convention de l'UNESCO sur la promotion et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui prévoit que la législation internationale rend obligatoires la préservation et la promotion de la diversité des cultures régionales.
Nous exigeons aussi une politique transparente à l'égard des médias. Les sources de la productivité économique, de l'hégémonie culturelle, ainsi que du pouvoir politique et militaire dépendent de plus en plus de la production, de la mémorisation et de la conversion de l'information et de la connaissance. C'est pourquoi l'accès à l'information et à la communication, et l'acquisition de ces données, sont des problèmes essentiels pour la participation démocratique, tant au plan national qu'européen. En outre, il est indispensable de démocratiser la production, le traitement et l'appropriation de l'information et des connaissances pour tenir tête au capitalisme numérique (de Google, des séries télévisées abêtissantes et des jeux sur ordinateur...)
Pour que toutes les personnes qui vivent dans l'Union européenne puissent recouvrer l'espace politique qui leur est dû, le Parlement européen doit avoir le pouvoir de légiférer. La participation directe aux processus de décisions doit être rendue possible, y compris, pour des décisions primordiales de l'Union européenne, au moyen de référendums organisés au niveau de l'Union et au niveau national. Les institutions de l'Union européenne (Conseil, Commission, Parlement) doivent s'ouvrir à la participation des sociétés civiles, lesquelles doivent avoir la possibilité de contrôler leurs décisions.
Les mesures et lois antiterroristes à l'échelle de l'Union européenne doivent être abandonnés. Nous voulons l'abolition de la liste des « organisations terroristes » qui mettent nos libertés en péril.
Nous voulons une Europe cosmopolite ouverte à l'immigration. Pas d'Europe forteresse qui rejette les gens qui sont dans la détresse. Une politique européenne commune sur les réfugiés et l'immigration conforme à la Convention de Genève est indispensable. Les gens qui fuient les persécutions à cause de leur engagement politique, de leur idéologie, de leur religion ou de leur orientation sexuelle doivent trouver asile et protection en Europe. Nous demandons que le droit d'asile soit reconnu pour les persécutions en rapport avec le sexe de la victime et les persécutions non-gouvernementales et nous appelons tout particulièrement à la protection des enfants réfugiés. Parallèlement, nous demandons la légalisation des droits des migrants, y compris le droit de travailler et de voter pour toutes les personnes qui vivent dans l'Union européenne. Une loi sur l'immigration doit avoir pour objet central les intérêts des migrants et non les intérêts des entreprises qui recherchent une main-d'½uvre bon marché. Pour cette raison, nous rejetons le système existant FRONTEX de contrôle des frontières et demandons que tous les plans concernant l'application de la directive « droit au retour » soient annulés. Tous les centres de rétention doivent être fermés.
Nous, partis membres de la Gauche européenne, faisons campagne ensemble et dans nos propres pays pour la réalisation de ces objectifs dans la préparation des élections de 2009 au Parlement européen. Nous voulons un puissant groupe parlementaire de gauche afin de pouvoir changer l'Europe. Chaque voix pour un candidat de la Gauche européenne est une voix pour une Europe sociale, écologique et féministe, de paix et de solidarité !
Prenez votre chance en main, changez l'Europe maintenant !